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De Fils en Pages

Lectures, citations et crochet, voici les passions que je souhaite partager avec vous.

Avant toi

Comment vous dire… On me l’a dit ! Plusieurs personnes m’avaient prévenu que j’allais pleurer devant ce livre ! Résultat : je n’ai jamais autant pleuré de ma vie pendant une lecture.

 

 

Pour vous faire un petit résumé de cette histoire : Louisa, une jeune femme excentrique à la vie plutôt tranquille perd un jour son travaille dans un café. Elle se retrouve alors, sans avoir la moindre compétence, à devoir s’occuper de Will, un homme de 35 ans, tétraplégique, cloué à vie dans son fauteuil roulant. Très rapidement, elle apprend que son patient a décidé de mettre fin à ses jours, elle a 6 mois pour le faire changer d’avis.

 

Comme vous devez vous en doutez, c’est une histoire d’amour ! Exactement !

 

Je dois vous avouer qu’au départ, j’avais un peu la crainte de me retrouver face à une version romantique de « Intouchables » et j’ai beaucoup hésité à me lancer. C’est finalement l’avis de ma sœur et de mes amies qui m’a poussé à essayer ce roman et je n’ai pas été déçue. Bon certes, on reste dans le même genre de scénario… On ne va pas non plus se mentir ! La personne handicapé est au fond de trou et le héros va tenter tout ce qui est en son pouvoir pour l’en sortir. Mais la personnalité excentrique de Louisa apporte de belles couleurs à l’histoire, au sens littéral du terme (il existe peu de monde qui porte des collants verts et des bottes violettes ! Sauf ma copine Elodie ! ^^). Et l’histoire d’amour rajoute aussi pleins de belles émotions.

 

D’ailleurs, à ce sujet, j’éprouvais aussi quelques craintes… Dès que l’on me parle d’histoire d’amour, j’ai toujours un peu peur que l’on tombe dans du culcul la praline (oui, genre les téléfilms de Noël que beaucoup de filles adorent moi y compris.) De temps en temps, ce genre de chose fait du bien, mais trop de prout prout… C’est trop !

Je pense qu’à ce niveau l’auteur a su trouver un juste milieu. Les sentiments amoureux entre les deux protagonistes ne sont pas immédiatement mis en avant : pas de coup de foudre et de petits papillons qui volent gaiement dans le ciel, au contraire, au début, Will se comporte comme un gros con ! (Mais je l’adore quand même !)

 

Imaginer Sam Claflin dans le rôle m'a un peu aidé à tomber amoureuse de Will...

 

Au niveau de l’écriture, le roman est écrit à la première personne. Je n’avais pas lu de récit consigné de cette façon depuis très très très longtemps. Et je pense qu’à cause de cela j’ai eu un peu de mal à me mettre dedans (durant les 30 premières pages environs). Louisa est la principale narratrice mais il y a aussi les parents de Will qui se retrouvent dans la position du narrateur, ainsi que Nathan, son infirmier et la sœur de Louisa : Katrina. C’est d’ailleurs peut-être un de mes rares points négatifs. Quand on est habitué à un narrateur, il est ensuite difficile de passer dans la tête des autres. Je m’y suis un peu perdue par moment, je ne savais plus qui j’étais ! Mais le gros avantage de la première personne à mes yeux, est que les émotions s’en retrouvent décuplées ! On se met de tout son cœur dans le récit du narrateur au point de perdre un peu de sa propre identité pour partager son ressenti à chaque instant, ce qui est idéal pour ce type d’histoire.

 

 

Je vais aborder la suite de ma critique d’un point de vu soignant (oui, je suis infirmière). Beaucoup de sujets éthiques et légaux en lien avec la santé sont abordés. Des sujets qui posent très souvent question et auxquels nous avons du mal à fournir de réponses : le suicide, le handicap, les normes handicapés qui ne sont pas toujours respectés et le droit à mourir dans la dignité (soit le suicide assisté). Ce livre n’apporte pas vraiment de réponses mais quelques pistes. J’ai pris, voir plutôt repris conscience, qu’un tas de lieu ne sont pas adaptés aux personnes à mobilité réduite. Que sortir de chez soi est à chaque fois un véritable périple et qu’il se peut que la personne ne puisse atteindre son but.

Je respecte la vie mais je me pose tout de même la question de « qui sommes-nous pour empêcher quelqu’un de choisir son propre destin même s’il le mène vers la mort ? ». « Ne vaut-il parfois pas mieux en finir plutôt que de passer toute sa vie à être l’ombre de soi-même ? »

Bref, vous comprendrez que ce roman m’a complètement retournée !

 

Conclusion

 

Comme vous devez vous en douter, ce roman s’adresse principalement à la gente féminine. Oui parce que les hommes, ça aime se faire passer pour des gros durs ! Alors qu’avec ce livre, on pourrait découvrir de gros nounours !

Si j’arrive à convaincre mon homme de le lire, je vous transmettrais son ressenti.

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